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Miss Espoir sur Handinewlook

Miss Espoir« Etre handicapé n’est pas une fatalité. Les handicapés doivent prendre leur destin en mains. Ils doivent se battre et quant à la société, elle doit porter désormais un nouveau regard positif sur la personne handicapée ».

Artiste  chanteuse, initiatrice du projet cœur d’or et de beaucoup d’autres projets sociaux, femme battante, activiste et très dynamique malgré son handicap physique, l’artiste béninoise connue sous le nom «Miss Espoir » a accepté nous dire quelques mots pour clôturer ce mois dédié à la femme.

 Présentez- vous aux lecteurs de Handinewlook?

Enagnon Omonloto Ahmanda, je suis née le 24 Janvier 1980 à Porto-Novo. Artiste dès mon jeune âge malgré mon handicap physique, je fus entraînée, encouragée par mes aînées. Déterminée, je me mets au service des plus démunis. Des concerts aux prisonniers, aux malades mentales de Jacquot, je suis engagée pour un nouvel espoir dans la société.

Femme au cœur d’or, vous êtes aussi l’initiatrice du projet cœur d’or. Parlez-nous un peu de ce projet ?

En plus de ma carrière d’artiste, je milite pour la couche des enfants défavorisées.  L’idée est de rendre ces couches heureuses. J’organise alors les premiers dimanches de décembre, avec l’aide de mes pairs artistes, un concert dénommé Cœur d’or  dont l’entrée est conditionnée par un don. En effet c’est un concert pour la collecte de vivres qui sont distribués aux familles, enfants abandonnés et prisonniers.  La 4ème édition a eu lieu en Décembre passé

Quelles sont les raisons qui vous poussent à vous investir dans le social

Je fais du social car je sais ce que cela fait de se sentir seul.  En tant qu’ handicapée, je suis en quelque sorte une personne déshéritée. Et mes parents, à cause de mon handicap n’ont pas trop investi  sur moi. Je n’ai pas beaucoup étudié. Je les ai quittés très tôt et j’étais livrée à moi-même. J’apporte alors mon soutien et mon amour aux démunis pour leur donner du sourire. J’ai alors décidé de faire de grands concerts pour collecter des fonds et des vivres pour les enfants orphelins, les handicapés, les prisonniers et personnes se trouvant dans les centres psychiatriques.

 En tant que personne handicapée, quels sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession d’artiste ?

Dans ma profession d’artiste, les difficultés sont nombreuses. Je suis limitée dans mes prestations scéniques. Je ne peux pas danser et sauter comme les autres artistes. Je passe après les autres. Ce qui explique mon absence sur les grandes scènes du pays. Je suis souvent marginalisée.

Est-ce qu’il vous est arrivé d’être défavorisée ou déconsidérée à cause de votre handicap ?

Dans une société comme la nôtre,  défavorisé ou déconsidéré les handicapés est très courante. Je  crois que je ne fais pas exception. Les handicapés ont beaucoup de défis à relever et ceci depuis leur enfance.  Dans une  société qui les regarde comme  un être inutile,  il leurs faut se battre doublement pour mériter la place qui leur revient.  On ne t’engagera pas parce que tu es handicapé. Les handicapés sont très souvent marginalisés. Comme preuve palpable, c’est très courant de voir certains directeurs d’entreprises demander une photo complète des postulants. Les personnes handicapées sont automatiquement écartées. Un simple exemple personnel pour illustrer ce que je dis : on ne m’invite jamais à des concerts. Un autre exemple, certains refusent de me faire défiler au cours des soirées de défilés de mode.  Malgré que j’aime la mode et j’ai la taille, je ne peux pas défiler.

Nous clôturons le mois de la femme, avez-vous un mot à l’endroit de la femme ?

Je peux dire que je suis fière d’elle. De plus en plus, les femmes s’illustrent par leur présence remarquable dans les prises de décisions et leur rôle important dans le développement d’une nation. Nous devons continuer à nous battre

Que conseillez-vous aux handicapés qui se découragent ?

Aux personnes handicapées, je dirai de ne jamais se décourager, de ne pas être aigris étant donné que les gens nous considèrent autrement. Nous resterons toujours des personnes handicapées.

En tant que personnes handicapées, elles doivent se battre doublement même triplement si elles le peuvent, surmonter les regards négatifs de la société  et montrer leurs compétences. C’est en faisant ainsi avec l’amour qu’elles donneront qu’elles pourront espérer transformer le regard des autres. Avoir le courage et la force de le faire. C’est possible.

Votre mot de fin

J’invite tous les populations à changer leur regard sur la personne handicapée, lui donner la chance de démontrer ses compétences. A mes sœurs et frères handicapés, je leurs demanderai une fois encore de se battre, de se battre pour leurs rêves, de se battre pour leurs croyances, de se battre pour leurs futures.

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Croyez en votre passion et persévérez

« N’est handicapé(e) que celui ou celle qui se croit handicapé (e). »amele

Amélé Atisso est une jeune togolaise de la trentaine qui consacre tout son temps libre à jouer au basket. Sa passion du sport est telle qu’aujourd’hui elle participe à des compétences internationales, voire même olympiques au sein de l’équipe nationale à laquelle elle appartient. En réalité, son amour du sport remonte à sa plus tendre enfance. Et ce plaisir n’a cessé de grandir quand arrivée au collège, elle regardait avec envie et tristesse ses camarades pratiquer le saut en longueur, la course ou le grimpé…depuis son fauteuil roulant. Eh oui ! Amélé fait partie de ces personnes qui depuis tout petit, n’ont jamais eu la chance d’avoir l’usage de leurs membres inférieurs. Pour ma part, cela ne m’a pas empêchée de faire des études et d’obtenir comme d’autres jeunes gens de mon âge une maitrise en Gestion des Ressources Humaines (GRH) à l’université de Lomé, mais je n’ai pas pour autant renoncé à ma passion.

Amélé n’a jamais perdu confiance en elle, elle a toujours eu espoir qu’un jour elle deviendrait une sportive professionnelle.

J’étais en terminale que j’ai appris au détour d’une conversation avec une amie que des personnes comme moi jouaient au basket à Lomé au sein de l’association pour la promotion du sport, des loisirs et de la culture pour les personnes handicapées. Je me suis empressée de connaitre l’adresse et d’intégrer le groupe », déclare-t-elle.Amélé n’a jamais perdu confiance en elle, elle a toujours eu espoir qu’un jour elle deviendrait une sportive professionnelle. Tous les deux ans, cette sportive accomplie participe aux jeux africains pour les personnes handicapées, avec la fédération togolaise de sport olympique.

“Nous avons souvent tendance à croire que la personne handicapée ne peut pas vivre comme n’importe qui et encore moins dans le domaine du sport. Aujourd’hui, le sport m’a fait connaitre d’autres pays grâce aux compétitions que je ne raterais pour rien au monde. En plus cela me maintient en forme”

Il n’y a pas assez de femmes handicapées inscrites dans cette discipline pour constituer une équipe féminine; hommes et femmes jouent ensemble. Une situation qui convient très bien à Amélé. « Je n’ai jamais été complexée étant parmi les hommes, au contraire je me bats pour garder ma place» insiste-t-elle. En effet, la jeune togolaise est contre l’élitisme et pense qu’elle n’a pas besoin d’un traitement de faveur parce qu’elle est une femme. Elle veut être traitée comme les hommes de son équipe. “Nous avons souvent tendance à croire que la personne handicapée ne peut pas vivre comme n’importe qui et encore moins dans le domaine du sport. Aujourd’hui, le sport m’a fait connaitre d’autres pays grâce aux compétitions que je ne raterais pour rien au monde. En plus cela me maintient en forme”.

«Pour réussir dans la vie, il faut avoir la volonté et ne jamais baisser les bras car la vie n’est pas facile. »

Unique femme à faire du basket en fauteuil roulant au Togo, Amélé pratique en plus du basketball, le tennis de table. Pour réussir, il faut retenir ceci: voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir , oser c’est avoir. Amélé l’a vu, l’a voulu, et surtout a osé pour avoir ce qu’elle a toujours voulu. «Pour réussir dans la vie, il faut avoir la volonté et ne jamais baisser les bras car la vie n’est pas facile. », conseille Amélé

Source : Unicef-Togo

Avoir un handicap physique n’est pas une fatalité, développez vos talents!

« Tout akokoest possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais »

 Akoko FOLIBEY-SEBIO fait partie des étoiles montantes de la mode togolaise. Malgré son handicap physique, elle a su s’imposer dans un milieu en pleine évolution où la concurrence est plus que rude. Mais le parcours a été semé embûches.

« Quand j’étais enfant, j’utilisais déjà des béquilles mais je n’avais pas de camarades de jeux pour autant. J’étais la plupart du temps seule parce que je ne pouvais ni courir avec les autres ni marcher. Il m’arrivait de tomber et de m’offrir en spectacle, cela m’attristait alors je jouais toute seule à tresser les gazons sauvages qui poussaient dans la cour de l’école»

Atteinte de poliomyélite dès l’âge de 18 mois, elle a perdu définitivement l’usage de ses jambes. Les discriminations en tout genre dont elle a été victime en raison de son handicap ne l’ont pas empêchée de réaliser son rêve. Celui de devenir une styliste renommée.

«Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé»

Se laissant guider par son rêve, elle a quitté les classes pour s’inscrire en couture. Grâce à son amour pour le dessin, matière pour laquelle Akoko était très douée, et après quatre années de formation, elle a ouvert en 1995 son atelier de couture : «Crédaniah Coupe Nouvelle». «Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé» dit-t-elle avec fierté. Aujourd’hui la griffe Crédaniah avec sa touche originale est présente dans de nombreux défilés de mode dont ceux de l’entreprise Vlisco. Elle est d’ailleurs très sollicitée par une clientèle diversifiée qui a toujours été satisfaite de ses modèles. En plus de son amour pour son travail, elle a ce désir ardent de vouloir aider d’autres personnes handicapées à réussir leur vie. Cette dame de cœur tient aujourd’hui d’une main de maître, un atelier d’une vingtaine d’apprenties et ouvrières dont la plupart sont des malentendants. Akoko a fait preuve de courage et a réussi. Elle n’a laissé ni la paresse, ni les préjugés discriminatoires de son entourage influencer son parcours. Sa conclusion ?

« Tout est possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais. Nous devons laisser de côté les préjugés que nous avons envers ceux qui sont différents et donner la chance à toute personne, qu’elle soit valide ou handicapée, homme ou femme de développer ses compétences et talents au service du pays. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, comme le déclare le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme « .

Source : Unicef-Togo

Aveugle à l’âge de 3 ans, il a pourtant réussi à inventer ce système qui a changé le monde

Louis-BrailleAveugle dès l’âge de trois ans, Louis Braille a appris à lire dans une école pour aveugles à Paris où, à cette époque, les livres pour les aveugles pouvaient peser jusqu’à une centaine de kilos! Inspiré par les points en retrait sur ​​les dés, il a inventé la lecture et l’écriture en braille. Suivez cette incroyable histoire, d’un incroyable enfant, courageux, ambitieux, visionnaire… et pourtant aveugle!

En 1812, un garçon de trois ans jouait dans l’atelier de travail de cuir de son père à Coupvray en France, quand il eut un accident qui allait changer le cours de sa vie. Louis Braille s’enfonça accidentellement un poinçon dans l’œil: le bout de métal le rendit aveugle d’un œil et une infection le laissa bientôt totalement aveugle.

De grands malheurs peuvent nous frapper et impacter terriblement notre vie, mais nous pouvons décider si oui ou non, cela va nous freiner définitivement

Louis était un garçon brillant et il obtint une bourse pour aller étudier dans une école pour aveugles à Paris. Ce ne fut pas un endroit particulièrement agréable. Les étudiants, étaient souvent nourris de pain et d’eau, et, parfois, comme punition, ils étaient enfermés. À cette école, Louis et les autres enfants aveugles apprenaient à jouer de plusieurs instruments de musique (il est devenu expert pour jouer de l’orgue et du violoncelle) et apprenaient aussi à lire. À cette époque, les livres pour aveugles utilisaient des lettres soulevées avec des fils métalliques sous le papier et certains de ces livres pouvaient peser plus de cinquante kilos!

Un jour, un soldat en visite à l’école parla d’un système de code qu’il avait inventé dans l’armée française. Il utilisait des points et des tirets en relief sur un morceau de papier, afin de permettre aux soldats d’envoyer des messages dans l’obscurité tout en restant silencieux.

Louis Braille va se battre, et va inventer un système qui révolutionna le monde, et qui est encore utilisé aujourd’hui

 Louis et les autres enfants trouvèrent le système trop confus, mais l’idée de base demeura dans la tête du garçon. Il commença à expérimenter différentes façons de créer une langue à l’aide de points en relief sur le papier – et pour cela, il  utilisa le même poinçon qui l’avait rendu aveugle! Un jour, Louis Braille parvint à ramasser une paire de dés et à sentir les six points sur un côté. Voilà comment l’inspiration lui est venue. Il développa rapidement un code pour chaque lettre de l’alphabet, avec des chiffres et des symboles comme des périodes et des points d’interrogation, tout en n’utilisant pas plus de six points. L’idée était, tout simplement, révolutionnaire!

Le grand avantage de ce système est qu’on pouvait lire chaque lettre ou symbole, avec la pointe du doigt. Avec la pratique, un lecteur pouvait faire courir son doigt le long d’une ligne et lire très rapidement. L’autre grand avantage est que les aveugles utilisant le système de braille pouvaient écrire et lire. Son système a ouvert les portes d’un nouveau monde!

Il a fallu de nombreuses années pour que le système Braille décolle pleinement. La renommée du système a continué de se répandre même après la mort de Louis en 1852. Peu de gens peuvent dire qu’ils ont inventé un nouveau système entier de lecture et d’écriture, mais Louis Braille, l’aveugle, l’a fait. De plus, son système a été adopté dans le monde entier et est aujourd’hui disponible dans pratiquement toutes les langues parlées par les humains.

Qui que vous soyez, quoi que vous ayez comme problème, comme maladie, comme infirmité… vous avez votre place dans ce monde…  et si vous le voulez, vous pouvez le changer! N’abandonnez jamais, jamais, jamais!

Histoire tirée du livre Inspiration to LIVE YOUR MAGIC!, de Larry Anderson et pris sur le site de www.abcchampions.com

Au-delà de l’handicap!

Ton handicap physique ne réduit en rien tes compétences. Surpasses le donc  et révèle au monde le talent qui est en toi car le talent ne fait pas de différence. Tu en doutes ?

Sais-tu que de grands hommes de ce monde comme Homère (aveugle),  Jean-Jacques Rousseau ( troubles moteurs),Louis Jouvet (bégayeur) ou encore  Glenn Gould( agoraphobe) ont tous impactés leurs temps malgré leur handicap ?

N’attends-tu pas parlé du célèbre couple malien Amadou & Mariam, tous aveugles mais chanteurs très célèbres ? Je t’invite d’ailleurs à déguster l’un de leur morceau que j’adore particulièrement  https://www.youtube.com/watch?v=8dO8xnMCNK0 

Malgré leur handicap, de grands hommes et femmes ont été au-delà des idées reçues, pour réaliser le beau, le grand, l’unique et l’universel au profit de l’humanité. Ces personnes ont su faire de leur handicap, une force sans laquelle, leur talent n’aurait peut-être pas été aussi grand.

Toi qui me lis, que vois-tu au-delà de ton handicap ?

Sais-tu que ton handicap peut être une grande force si tu le désires?

Ne veux-tu pas être le prochain grand homme dont on citera le nom?

Sais-tu que tu es unique et tu as une mission à accomplir sur cette terre et c’est  pour cela tu es né ?

Quelle est ta vision de la vie? En as-tu une ? Si c’est non,

Alors, qu’attends-tu ?  Fais une analyse personnelle, découvres cette vision.

Enregistre-la sous forme d’audio ou de vidéo

A défaut de l’écouter chaque jour, écoutes chaque semaine, surtout quand tu es désespéré, quand tu as envie d’abandonner, quand les gens te méprisent, et tu verras que tu rentreras à coup sûr dans l’histoire comme tous ces grands hommes et femmes cités plutôt.

Surpasses ton handicap et innoves !

Si tu as aussi des handicapés qui ont surpassé leur handicap, alors n’hésites pas de nous envoyer leurs noms  et histoires par mail à  handinewlook@gmail.com

PROGRAMME DE BOURSES MWALIMU NYERERE DE L’UNION AFRICAINE POUR LES CANDIDATS AYANT UN HANDICAP PHYSIQUE

Le programme de bourses « Mwalimu Nyerere » de l’Union africaine a été lancé en 2007 dans le but de contribuer à la production et à la rétention du capital humain de haut calibre de l’Afrique pour le développement durable du continent dans des filières fondamentales du développement, tout en favorisant l’intégration régionale grâce à la mobilité intra-africaine des étudiants.Le programme de bourses vise à permettre aux jeunes Africains d’étudier dans les universités africaines de premier plan avec une convention ayant force obligatoire pour les bénéficiaires qu’ils vont travailler dans un pays africain pendant au moins la même durée de la période de bourses d’études après l’obtention du diplôme.

Les handicaps physiques comprennent la déficience visuelle (perte de vue partielle ou totale, cécité), la déficience auditive (malentendant, surdité), la déficience motrice (limitation fonctionnelle physique partielle ou totale)

Pour encourager la participation de jeunes étudiants africains ayant un handicap physique permanent au niveau du troisième cycle dans les programmes de Masters et les aider à atteindre leurs objectifs de l’’enseignement supérieur, la Commission de l’Union africaine lance une invitation spéciale uniquement aux candidats ayant une déficience physique pour étudier dans les universités africaines qui ont des installations appropriées et de bons services pour les étudiants ayant un handicap.

Délai : 31 Mars 2015

Plus d’informations au  http://hrst.au.int/en/sites/default/files/2015%20Scholarship%20Call%20for%20Physical%20Disabilities_French_0.pdf

Nouveau regard sur la personne handicapée

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La définition du mot handicap ne fait pas l’unanimité à cause de la diversité dans la qualification (incapacité, invalidité, obstacles, barrières, stigmatisation, etc…)

Abondant dans le même sens, la Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées adoptée par l’Assemblée Générale en 2006 et ratifiée par le Bénin le 05 Juillet 2012, mettant l’accent sur la possibilité d’interaction avec l’environnement définit : « Par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres »

Des perceptions construites autour du handicap empêchent les personnes porteuses de jouir pleinement de tous les Droits Humains car considérées comme des êtres d’exceptions.

Les personnes en situation du handicap constituent donc une couche à besoins spécifiques. Et cette spécificité donne lieu dans nos sociétés africaines et particulièrement au Bénin à de multiples interprétations qui pour la plupart tirent leur source des héritages sociaux culturels : « la personne Handicapée est une divinité, une personne malade, un inadapté, un incapable, le fruit d’une sanction venant des divinités, une honte bref une ‘corruption de l’espèce humaine’ ». Par ailleurs, selon Bienvenu Bio BONI, un écrivain non voyant béninois « toutes les personnes vivent un handicap qu’elles ignorent car animées par une validité apparente».

Ces différentes perceptions construites autour du handicap empêchent les personnes porteuses de jouir pleinement de tous les Droits Humains car considérées comme des êtres d’exceptions.

Croupissant ainsi sous le poids des pesanteurs socioculturelles et faisant objet de façon quotidienne des discriminations tant sociales qu’institutionnelles, cette couche vit dans le dénuement total, dans l’oisiveté, se livre à la mendicité, bref elle vit le handicap comme une fatalité

La personne handicapée doit éviter la fatalité.  Elle doit se rendre compte désormais qu’elle est dotée d’énormes potentialités, qu’elle est compétente et capable d’émerveiller le monde

Loin de se livrer à un exposé théorique des problèmes auxquelles cette couche est confrontée au Bénin outre les dispositions juridiques prises à leur profit, ce blog se veut un espace qui permettra à la personne porteuse du handicap d’assumer non seulement son handicap vis-à-vis de la société à laquelle elle appartient de façon entière, faire face aux nombreux problèmes auxquelles elle est confrontée en y apportant des solutions appropriées, se rendre compte qu’elle est dotée d’énormes potentialités, qu’elle est compétente et capable d’émerveiller le monde, contribuant ainsi résolument au développement durable de son milieu et de sa nation.

Ce blog est un espace aussi à vous chers lecteurs, vous qui vous donnez des raisons pour ne pas vivre votre vie, vous qui pensez que la nature est contre vous, vous qui vous acharnez contre votre sort.

Il est là pour vous rassurez que quelque soit vos faiblesses et là où vous êtes, vous n’avez pas de raison pour ne pas réussir. Pour finir, ce blog veut amener la société toute entière à porter un nouveau regard sur la personne en situation d’handicap et ceci dans une démarche inclusive pour une intégration réussie dans la vie socio-économique, professionnelle et politique de notre pays.  Car toute personne a un handicap (apparent ou non apparent)

« Le handicap n’existe que dans le regard de l’autre »