Archives de tags | Marlise MONTCHO

Croyez en votre passion et persévérez

« N’est handicapé(e) que celui ou celle qui se croit handicapé (e). »amele

Amélé Atisso est une jeune togolaise de la trentaine qui consacre tout son temps libre à jouer au basket. Sa passion du sport est telle qu’aujourd’hui elle participe à des compétences internationales, voire même olympiques au sein de l’équipe nationale à laquelle elle appartient. En réalité, son amour du sport remonte à sa plus tendre enfance. Et ce plaisir n’a cessé de grandir quand arrivée au collège, elle regardait avec envie et tristesse ses camarades pratiquer le saut en longueur, la course ou le grimpé…depuis son fauteuil roulant. Eh oui ! Amélé fait partie de ces personnes qui depuis tout petit, n’ont jamais eu la chance d’avoir l’usage de leurs membres inférieurs. Pour ma part, cela ne m’a pas empêchée de faire des études et d’obtenir comme d’autres jeunes gens de mon âge une maitrise en Gestion des Ressources Humaines (GRH) à l’université de Lomé, mais je n’ai pas pour autant renoncé à ma passion.

Amélé n’a jamais perdu confiance en elle, elle a toujours eu espoir qu’un jour elle deviendrait une sportive professionnelle.

J’étais en terminale que j’ai appris au détour d’une conversation avec une amie que des personnes comme moi jouaient au basket à Lomé au sein de l’association pour la promotion du sport, des loisirs et de la culture pour les personnes handicapées. Je me suis empressée de connaitre l’adresse et d’intégrer le groupe », déclare-t-elle.Amélé n’a jamais perdu confiance en elle, elle a toujours eu espoir qu’un jour elle deviendrait une sportive professionnelle. Tous les deux ans, cette sportive accomplie participe aux jeux africains pour les personnes handicapées, avec la fédération togolaise de sport olympique.

“Nous avons souvent tendance à croire que la personne handicapée ne peut pas vivre comme n’importe qui et encore moins dans le domaine du sport. Aujourd’hui, le sport m’a fait connaitre d’autres pays grâce aux compétitions que je ne raterais pour rien au monde. En plus cela me maintient en forme”

Il n’y a pas assez de femmes handicapées inscrites dans cette discipline pour constituer une équipe féminine; hommes et femmes jouent ensemble. Une situation qui convient très bien à Amélé. « Je n’ai jamais été complexée étant parmi les hommes, au contraire je me bats pour garder ma place» insiste-t-elle. En effet, la jeune togolaise est contre l’élitisme et pense qu’elle n’a pas besoin d’un traitement de faveur parce qu’elle est une femme. Elle veut être traitée comme les hommes de son équipe. “Nous avons souvent tendance à croire que la personne handicapée ne peut pas vivre comme n’importe qui et encore moins dans le domaine du sport. Aujourd’hui, le sport m’a fait connaitre d’autres pays grâce aux compétitions que je ne raterais pour rien au monde. En plus cela me maintient en forme”.

«Pour réussir dans la vie, il faut avoir la volonté et ne jamais baisser les bras car la vie n’est pas facile. »

Unique femme à faire du basket en fauteuil roulant au Togo, Amélé pratique en plus du basketball, le tennis de table. Pour réussir, il faut retenir ceci: voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir , oser c’est avoir. Amélé l’a vu, l’a voulu, et surtout a osé pour avoir ce qu’elle a toujours voulu. «Pour réussir dans la vie, il faut avoir la volonté et ne jamais baisser les bras car la vie n’est pas facile. », conseille Amélé

Source : Unicef-Togo

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Avoir un handicap physique n’est pas une fatalité, développez vos talents!

« Tout akokoest possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais »

 Akoko FOLIBEY-SEBIO fait partie des étoiles montantes de la mode togolaise. Malgré son handicap physique, elle a su s’imposer dans un milieu en pleine évolution où la concurrence est plus que rude. Mais le parcours a été semé embûches.

« Quand j’étais enfant, j’utilisais déjà des béquilles mais je n’avais pas de camarades de jeux pour autant. J’étais la plupart du temps seule parce que je ne pouvais ni courir avec les autres ni marcher. Il m’arrivait de tomber et de m’offrir en spectacle, cela m’attristait alors je jouais toute seule à tresser les gazons sauvages qui poussaient dans la cour de l’école»

Atteinte de poliomyélite dès l’âge de 18 mois, elle a perdu définitivement l’usage de ses jambes. Les discriminations en tout genre dont elle a été victime en raison de son handicap ne l’ont pas empêchée de réaliser son rêve. Celui de devenir une styliste renommée.

«Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé»

Se laissant guider par son rêve, elle a quitté les classes pour s’inscrire en couture. Grâce à son amour pour le dessin, matière pour laquelle Akoko était très douée, et après quatre années de formation, elle a ouvert en 1995 son atelier de couture : «Crédaniah Coupe Nouvelle». «Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé» dit-t-elle avec fierté. Aujourd’hui la griffe Crédaniah avec sa touche originale est présente dans de nombreux défilés de mode dont ceux de l’entreprise Vlisco. Elle est d’ailleurs très sollicitée par une clientèle diversifiée qui a toujours été satisfaite de ses modèles. En plus de son amour pour son travail, elle a ce désir ardent de vouloir aider d’autres personnes handicapées à réussir leur vie. Cette dame de cœur tient aujourd’hui d’une main de maître, un atelier d’une vingtaine d’apprenties et ouvrières dont la plupart sont des malentendants. Akoko a fait preuve de courage et a réussi. Elle n’a laissé ni la paresse, ni les préjugés discriminatoires de son entourage influencer son parcours. Sa conclusion ?

« Tout est possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais. Nous devons laisser de côté les préjugés que nous avons envers ceux qui sont différents et donner la chance à toute personne, qu’elle soit valide ou handicapée, homme ou femme de développer ses compétences et talents au service du pays. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, comme le déclare le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme « .

Source : Unicef-Togo

Beyond the handicap!

Your disability doesn’t reduce your skills. So surpass it and reveal to the world your talent because talent doesn’t make difference. You doubt it?

Do you know that Homer was blind, Jean-Jacques Rousseau was suffering from motor disorders, Louis Jouvet stuttered and that Glenn Gould was agoraphobic?

Have you not heard of the couple from Mali, Amadou & Mariam, blind but very famous singers? I indulge you to listen to one of their songs that I particularly love https://www.youtube.com/watch?v=8dO8xnMCNK0

In spite of their disabilities, great men and women have risen beyond the belief expressed in them, to achieve beautiful, great, unique and extraordinary feats to the benefit of humanity. These people were able to do with their disability, that which their talent otherwise wouldn’t have attained.

You reading this, what do you see beyond your disability?

Do you know your disability can be a great strength if you so desire?

Do you not want to be the next great man who is celebrated?

Do you know that you are unique and you have a mission on this earth for which you were born?

What is your vision in life? Do you have one? If not, then, what do you expect? Make a personal evaluation of yourself, discover that vision.

Save it as an audio or video.

If you are unable to listen to it every day, listen every week, especially when you’re in despair, when you feel like giving up or when people look down on you. It’ll surely take you to a time in history with all those great men and women.

Surpass your disability and Innovate!

If you also know people with disabilities who have risen above their disabilities, do not hesitate to send us their names and stories via email; handinewlook@gmail.com

PROGRAMME DE BOURSES MWALIMU NYERERE DE L’UNION AFRICAINE POUR LES CANDIDATS AYANT UN HANDICAP PHYSIQUE

Le programme de bourses « Mwalimu Nyerere » de l’Union africaine a été lancé en 2007 dans le but de contribuer à la production et à la rétention du capital humain de haut calibre de l’Afrique pour le développement durable du continent dans des filières fondamentales du développement, tout en favorisant l’intégration régionale grâce à la mobilité intra-africaine des étudiants.Le programme de bourses vise à permettre aux jeunes Africains d’étudier dans les universités africaines de premier plan avec une convention ayant force obligatoire pour les bénéficiaires qu’ils vont travailler dans un pays africain pendant au moins la même durée de la période de bourses d’études après l’obtention du diplôme.

Les handicaps physiques comprennent la déficience visuelle (perte de vue partielle ou totale, cécité), la déficience auditive (malentendant, surdité), la déficience motrice (limitation fonctionnelle physique partielle ou totale)

Pour encourager la participation de jeunes étudiants africains ayant un handicap physique permanent au niveau du troisième cycle dans les programmes de Masters et les aider à atteindre leurs objectifs de l’’enseignement supérieur, la Commission de l’Union africaine lance une invitation spéciale uniquement aux candidats ayant une déficience physique pour étudier dans les universités africaines qui ont des installations appropriées et de bons services pour les étudiants ayant un handicap.

Délai : 31 Mars 2015

Plus d’informations au  http://hrst.au.int/en/sites/default/files/2015%20Scholarship%20Call%20for%20Physical%20Disabilities_French_0.pdf

Fresh look on the person with disabilities

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The definition of the word disability doesn’t have a unanimous meaning because of the diversity in the way a disability can manifest.

The United Nations Convention on the Rights of Persons with Disabilities adopted by the General Assembly in 2006 and ratified by Benin 5 July 2012, define persons with disabilities as “those who have long-term physical, mental, intellectual or sensory impairments whose interaction with various barriers may hinder their full and effective participation in society on an equal basis with others. »

The perceptions built around disability prevent these people the full enjoyment of all human rights because they are regarded as exceptions, or abnormalities.

People with disabilities are therefore people with specific needs. And this specificity gives rise in our African societies, particularly in Benin to multiple interpretations, most of which are closely linked to culture. Often, in African culture, the person with a disability is a curse, a sick person, a misfit, incompetent, the result of a punishment from the gods, a shame, in short « a corruption of the human race ». For in the words Bienvenu Bio BONI, a beninese writer, a blind  whose you will discover the story in my next articles « all people live with disabilities. They ignore the ones they do not choose to see « 

These different perceptions built around disability prevent these people the full enjoyment of all human rights because they are regarded as exceptions, or abnormalities.

In Africa, people with disabilities can languishing under the weight of socio-cultural constraints and be subjected to daily social and institutional discrimination. They can live in abject poverty, in idleness, be engaged in begging,  or even waiting for death.

The person with disabilities should avoid fatality. S /he must realize that s/he has enormous potential; s/he is competent and able to amaze the world

My blog will not be the space to deliver a theoretical discussion of the problems of people with disabilities, nor will it be the space to look at the legal framework for people with disabilities in Benin. It will rather be used to show a different side to people living with disabilities.  It will be a space that will allow the person with disabilities to trust in his/her self, to realize that s/he has enormous potential; s/he is competent and able to amaze the world, contributing decisively sustainable development to the community and nation.

This blog  is a space for you, dear readers, who give reasons not to live your life, you who think that nature is against you, you who strive against your fate.

This blog is there to reassure you that whatever your weaknesses are and where you are, you do not have a reason not to succeed. Finally, this blog wants to encourage the whole society to take a fresh look at the person with disabilities,  and to take an inclusive approach toward successful integration of all in the socio-economic, professional and political life of our country.

« Disability exists only in the eyes of others»

Nouveau regard sur la personne handicapée

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La définition du mot handicap ne fait pas l’unanimité à cause de la diversité dans la qualification (incapacité, invalidité, obstacles, barrières, stigmatisation, etc…)

Abondant dans le même sens, la Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées adoptée par l’Assemblée Générale en 2006 et ratifiée par le Bénin le 05 Juillet 2012, mettant l’accent sur la possibilité d’interaction avec l’environnement définit : « Par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres »

Des perceptions construites autour du handicap empêchent les personnes porteuses de jouir pleinement de tous les Droits Humains car considérées comme des êtres d’exceptions.

Les personnes en situation du handicap constituent donc une couche à besoins spécifiques. Et cette spécificité donne lieu dans nos sociétés africaines et particulièrement au Bénin à de multiples interprétations qui pour la plupart tirent leur source des héritages sociaux culturels : « la personne Handicapée est une divinité, une personne malade, un inadapté, un incapable, le fruit d’une sanction venant des divinités, une honte bref une ‘corruption de l’espèce humaine’ ». Par ailleurs, selon Bienvenu Bio BONI, un écrivain non voyant béninois « toutes les personnes vivent un handicap qu’elles ignorent car animées par une validité apparente».

Ces différentes perceptions construites autour du handicap empêchent les personnes porteuses de jouir pleinement de tous les Droits Humains car considérées comme des êtres d’exceptions.

Croupissant ainsi sous le poids des pesanteurs socioculturelles et faisant objet de façon quotidienne des discriminations tant sociales qu’institutionnelles, cette couche vit dans le dénuement total, dans l’oisiveté, se livre à la mendicité, bref elle vit le handicap comme une fatalité

La personne handicapée doit éviter la fatalité.  Elle doit se rendre compte désormais qu’elle est dotée d’énormes potentialités, qu’elle est compétente et capable d’émerveiller le monde

Loin de se livrer à un exposé théorique des problèmes auxquelles cette couche est confrontée au Bénin outre les dispositions juridiques prises à leur profit, ce blog se veut un espace qui permettra à la personne porteuse du handicap d’assumer non seulement son handicap vis-à-vis de la société à laquelle elle appartient de façon entière, faire face aux nombreux problèmes auxquelles elle est confrontée en y apportant des solutions appropriées, se rendre compte qu’elle est dotée d’énormes potentialités, qu’elle est compétente et capable d’émerveiller le monde, contribuant ainsi résolument au développement durable de son milieu et de sa nation.

Ce blog est un espace aussi à vous chers lecteurs, vous qui vous donnez des raisons pour ne pas vivre votre vie, vous qui pensez que la nature est contre vous, vous qui vous acharnez contre votre sort.

Il est là pour vous rassurez que quelque soit vos faiblesses et là où vous êtes, vous n’avez pas de raison pour ne pas réussir. Pour finir, ce blog veut amener la société toute entière à porter un nouveau regard sur la personne en situation d’handicap et ceci dans une démarche inclusive pour une intégration réussie dans la vie socio-économique, professionnelle et politique de notre pays.  Car toute personne a un handicap (apparent ou non apparent)

« Le handicap n’existe que dans le regard de l’autre »