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Avoir un handicap physique n’est pas une fatalité, développez vos talents!

« Tout akokoest possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais »

 Akoko FOLIBEY-SEBIO fait partie des étoiles montantes de la mode togolaise. Malgré son handicap physique, elle a su s’imposer dans un milieu en pleine évolution où la concurrence est plus que rude. Mais le parcours a été semé embûches.

« Quand j’étais enfant, j’utilisais déjà des béquilles mais je n’avais pas de camarades de jeux pour autant. J’étais la plupart du temps seule parce que je ne pouvais ni courir avec les autres ni marcher. Il m’arrivait de tomber et de m’offrir en spectacle, cela m’attristait alors je jouais toute seule à tresser les gazons sauvages qui poussaient dans la cour de l’école»

Atteinte de poliomyélite dès l’âge de 18 mois, elle a perdu définitivement l’usage de ses jambes. Les discriminations en tout genre dont elle a été victime en raison de son handicap ne l’ont pas empêchée de réaliser son rêve. Celui de devenir une styliste renommée.

«Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé»

Se laissant guider par son rêve, elle a quitté les classes pour s’inscrire en couture. Grâce à son amour pour le dessin, matière pour laquelle Akoko était très douée, et après quatre années de formation, elle a ouvert en 1995 son atelier de couture : «Crédaniah Coupe Nouvelle». «Cela a été un défi pour moi et je l’ai relevé» dit-t-elle avec fierté. Aujourd’hui la griffe Crédaniah avec sa touche originale est présente dans de nombreux défilés de mode dont ceux de l’entreprise Vlisco. Elle est d’ailleurs très sollicitée par une clientèle diversifiée qui a toujours été satisfaite de ses modèles. En plus de son amour pour son travail, elle a ce désir ardent de vouloir aider d’autres personnes handicapées à réussir leur vie. Cette dame de cœur tient aujourd’hui d’une main de maître, un atelier d’une vingtaine d’apprenties et ouvrières dont la plupart sont des malentendants. Akoko a fait preuve de courage et a réussi. Elle n’a laissé ni la paresse, ni les préjugés discriminatoires de son entourage influencer son parcours. Sa conclusion ?

« Tout est possible à qui rêve, travaille et n’abandonne jamais. Nous devons laisser de côté les préjugés que nous avons envers ceux qui sont différents et donner la chance à toute personne, qu’elle soit valide ou handicapée, homme ou femme de développer ses compétences et talents au service du pays. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, comme le déclare le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme « .

Source : Unicef-Togo